II " Ils sont bien heureux ceux qui ne sont malheureux que par amour. " GERALDY Paulp.89 Je vais m'en sortir, la vie peut être belle sans elle, je dois construire seul, ne penser qu'à moi.
p.90 Je commence à reprendre des kilos, je suis touours dépressif mais plus à cause de la rupture. Je me fais
chier et je ne vois pas ce qui pourrait changer ça, alors je me gave de chocolat.
p.92
Il faut que je parte seul à l'autre bout du monde pour me retrouver, pour affronter mes démons, et ma solitude.p.95 Est-ce que j'aime encore mon ex-femme ? Oui.
Est-ce que j'aimerais une autre femme aussi fort ? J'en doute.
Mais est-ce que j'aimerais à nouveau ? Biensûr.
III " Le bonheur nait du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur. " LAO-TSEUp.108 Putain, ça va prendre combien de temps ?
J'en ai marre. Je suis chez moi, j'allais sortir, je suis pressé, et ça gicle comme ça, sans prévenir. Ca explose sans raison. Ca dure entre cinq et dix minutes, le temps que je me dessèche complétement. Une fois que la dernière larme est sortie, je peux me passer le visage à l'eau froide et mettre le nez dehors, jusqu'à la prochaine crise.
p.109 J'en ai pris mon parti à présent, c'est peut-être la maturité, le plus beau est derrière moi. J'avais tout en main et je l'ai laissé glisserentre mes doigts. Je ne m'en veux pas, je ne pouvais pas faire autrement à ce moment-là.
p.111 Une des règles que j'ai inventée, c'est de faire les courses avec un walkman sur les oreilles, et de mettre le son à fond. Ca repousse les vendeurs en costume rouge et les vendeuses en jean moulant. C'est très efficace, ça vous isole un peu plus du monde extérieur, ce qui est indispensable pour réussir une bonne dépression.
p.113 Mon scooter m'a énormément aidé dans mon processus d'isolation. Le métro était le dernier rempart qui me rattachait à la société. Maintenant que je n'utilise plus les transports en commun, j'ai concidérablement réduit mes contacts avec le monde extérieur.
Ajoutez à cela que je pratique un sport individuel (du jogging au fin fond des bois) que je ne vois pratiquement plus personne (juste deux ou trois amis de temps en temps), vous aurez compris que je suis sur le bon chemin.
p.115 Je tente de me raisonner, en me disant que si j'ai pu être aimé par une femme formidable, il y a plein de raisons pour ça ne se reproduise pas. Je suis devenu misogyne, dépressif, aigri, égoïste, sans compter les défauts que j'avais déjà avant.
P.116 Je ne sais pas si c'est l'idée de finir mes jours seul ou de ne plus connaitre un grand amour qui me déprime le plus. Je me dis que l'idéal serait de trouver quelqu'un pour m'accompagner au restaurant, d'en être amoureux mais sans plus. Pour ne plus souffrir. Pour ne plus être soumis.
Alors, finies les crises de jalousie qui vous déchirent le bide, finies, les envies de suicide quand elle vous quitte. Une relation sans passion, bien pépère, voilà ce qu'il me faudrait.
p.121 Parce que les plus belles histoires ont une fin. Parce que je suis fainéant. parce que c'est comme ça.
p.127 Le vice c'est que mon ex-femme est toujours vivante, et que tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir. Et que l'espoir, il n'y a rien de pire si on veut réussir son deuil.
p.128
La femme de ma vie, je l'emmerde, elle m'empêche de connaitre toutes les autres.p.147 Suis-je devenu dépressif à cause de ma séparation ? On ne devient pas dépressif, on a le terrain propice à ça, ou pas. J'avais ça en moi depuis longtemps, avant même ma séparation. J'ai des proches qui auraient cent fois plus de raisons que moi de l'être et qui ne le sont pas... Pourrais-je revoir mon ex-femme après tout ça ? Non. C'est le prix à payer pour les histoires d'amour avec un grand A.
p.151
Du temps a passé, six mois. J'avance. J'avance mais doucement. Je ne suis plus malheureux. Juste triste. Juste nostalgique.p.175 Je repensais à ça dans mon lit, et j'en suis arrivé à la conclusion qu'on ne guérissait jamais d'un grand amour. C'est comme ça, alors ce n'est plus la peine d'attendre, le temps ne change rien.
Il ne faut pas attendre le bonheur, mais espérer qu'il nous touche un jour ou l'autre. Je l'ai touché.
Le bonheur c'est "magique", ça nous rapelle qu'on est vivant. On se sent invulnérable, et on imagine que ça va durer toujours.
Ca c'était une lecture bien ciblée ! Merci Ma Titamel pour ce livre qui nous ressemble ( la honte ! ;) ) !